Modèle de sécurité
Cette page décrit honnêtement ce que Filenymous protège, ce qu’il ne protège pas, et ce que voient les serveurs. Elle est vérifiée par rapport au code source (MIT).
Chiffrement utilisé (WebCrypto du navigateur)
- Transfert direct, streaming et extension : clé de fichier dérivée par HKDF-SHA256 du secret du lien, chiffrement AES-256-GCM par blocs de 64 Kio avec un IV unique par bloc et l’en-tête en données authentifiées (pas de réordonnancement ni de rejeu). Ce chiffrement s’ajoute au DTLS de WebRTC.
- Mot de passe optionnel d’un transfert : PBKDF2-SHA256 (310 000 itérations), défi-réponse HMAC ; le mot de passe ne circule jamais. Une date d’expiration éventuelle est mêlée à la clé.
- Dropzone et Sharewall : clés de session par HKDF-SHA256 (une clé par contributeur ou par sens de communication), mot de passe optionnel via PBKDF2-SHA256 (200 000 itérations), preuve mutuelle avant tout échange.
- Secret à usage unique : AES-256-GCM, clé par HKDF-SHA256, mot de passe optionnel via PBKDF2-SHA256 (310 000 itérations) ; le serveur ne garde que le texte chiffré et sha256(jeton).
- Canal de signalement : chiffrement hybride ECDH P-256 éphémère + HKDF-SHA256 + AES-256-GCM vers la clé publique de l’organisation ; la clé privée reste dans le navigateur de l’organisation (protégée par PBKDF2-SHA256, 310 000 itérations).
La clé est dans le fragment du lien
- La clé se trouve après le # du lien. Les navigateurs n’envoient jamais ce fragment au serveur web ni au relais, et la mesure d’audience ne l’envoie pas non plus.
- Conséquence : quiconque obtient le lien complet peut ouvrir le partage. Transmettez-le par un canal de confiance, ajoutez un mot de passe envoyé par un autre canal, et méfiez-vous des historiques, captures d’écran et aperçus de liens.
Ce que voient les serveurs
- Relais de signalisation (wss://www.opendpe.net/filenymous-signal/) : il met les navigateurs en relation. Il voit les adresses IP, le code de partage, les paramètres WebRTC (candidats ICE, SDP) et l’heure. Il ne stocke pas ces données ; il utilise l’IP en mémoire pour limiter les abus (pour le canal de signalement, seulement sous forme de HMAC à clé tournante).
- Relais TURN (repli quand la connexion directe échoue) : il voit les IP et transporte des octets déjà chiffrés. Le serveur STUN public (Google) utilisé pour la découverte d’adresse voit aussi votre IP.
- Redis (sur le serveur) contient uniquement des données chiffrées : secrets à usage unique (24 h par défaut, 7 jours maximum) et signalements (90 jours ; boîtes de l’organisation 365 jours), sans les clés.
- Les journaux d’accès du serveur web et du proxy peuvent enregistrer les IP comme pour tout site ; l’application elle-même ne journalise pas le contenu des requêtes.
- Mesure d’audience : Umami auto-hébergé, sans cookie, chemin de page uniquement, désactivé sur les pages de secret, de signalement et de Sharewall.
Ce que voient les autres participants
- En pair-à-pair, chaque pair voit l’adresse IP de l’autre (c’est le fonctionnement de WebRTC), sauf si la connexion passe par TURN.
- Pour masquer votre IP, utilisez un VPN. Tor Browser désactive WebRTC : les transferts pair-à-pair n’y fonctionnent pas.
Agents IA
- Un agent IA qui lit un Sharewall (CLI ou MCP) envoie tout ce qu’il lit à son fournisseur de modèle. Il ne peut rejoindre que si l’hôte a coché « Autoriser les agents IA ».
- Un secret créé par un assistant IA est vu en clair par l’assistant et son fournisseur : créez vos vrais secrets vous-même dans le navigateur.
Menaces non couvertes
- Appareil compromis (malware, extension malveillante) côté expéditeur ou destinataire.
- Fuite ou partage du lien complet, ou mot de passe faible.
- Serveur web compromis qui servirait un code JavaScript modifié : comme toute application web, vous faites confiance au code livré à chaque visite (le code source est public, mais les fichiers servis ne sont pas signés).
- Analyse de trafic et métadonnées (qui parle à qui, quand, taille approximative) par le relais, l’hébergeur ou le réseau.
- Destinataire qui copie ou republie ce qu’il a reçu.
Audit
- Aucun audit de sécurité externe n’a encore été réalisé. Le code est open source (MIT) et les rapports de vulnérabilité sont bienvenus via GitHub.
Mis à jour le 2026-10-19